ces reflets sur la seine, qui sautillaient de rouen en havre et d’havre en rouen, ne nous demandaient rien
on n’aime vraiment les choses que lorsqu’elles nous abandonnent – ainsi fleurissons-nous les tombes, repiquons-nous des plants de tomate-cerises, et plongeons-nous nos regards l’un en l’autre
jusqu’à l’audace du cri
.
il ne faut surtout pas gâcher son temps-à-perdre, ni utiliser
une tristesse, une désolation, une extase impromptue peut-être, entre l’ennui qui tue
et la mort qui se lasse
vivre pour rien c’est déjà vivre pour dieu, ramasser des cailloux et les voir se changer
en bulles au fil de l’eau…
.
un espace, un respir, une fleur de pavot glissée entre l’être et le néant: un poème en quelque sorte, la vie que ne mange pas la mort repue, blasée, recroquevillée sur son sexe de poussière
le temps nous distrait de l’instant et nous sauve de l’éternité; le temps fait une pause et se pose sur l’espace vide juste à l’intersection
de la roue et de l’essieu…
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