la maîtresse de maison m’a servi une infâme limonade maison par dessus un infâme tord-boyaux maison
après que j’eus éjaculé trois fois en elle elle me repoussa – d’où je compris que j’avais affaire à une superstitieuse
les hommes ont des boutons sur le dos, du coup il a fallu laisser pousser les ongles aux doigts des femmes
le maître de maison était tellement bourré, il a commencé à déblatérer, à dire des insanités
la nuit c’est quelque chose de très tranquille, d’ailleurs je vous le conseille
je ne fais que transcrire le temps qu’il fait, dit-il au maître de maison dont la braguette béait grotesquement
il fait tellement chaud qu’on ne se demande plus pourquoi – c’est comme une évidence débile
tu casses un mur et tu tombes sur un autre mur. les murs sont de pure utopie
sans murs on se retrouverait avec des stocks de peinture, alors on a restauré le maçon
la maîtresse de maison a rigolé en me trouvant si maigre
nous allons complètement en dehors et nous nous portons bien, nous les portes du dehors
la rose trémière, j’aurais voulu qu’on m’appelle la rose trémière, ou du moins me confonde
il ne fait pas toujours beau mais quand il fait beau, on s’habille léger
la part de dieu en moi, les mulots ou je ne sais quoi viennent en bouffer un peu chaque nuit
la maître de maison a dit que personne ne méritait ça, mais quand même
la maîtresse de maison a acquiescé, sans qu’on sache vraiment à quoi
ainsi en va t-il de toute chose en ce (bas) monde…
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