je serai sage dorénavant, très sage. je ne marcherai plus funambule sur ma chute en suspens, défrichant le néant à la lumière d’un cil non, je resterai là, paisible et tranquille, faisant le ventre rond d’un gros bouddha de déco plutôt que le dos ascétique d’un jésus en campagne
et puis il y aura la bruine aussi, me suçotant la joue – elle s’appellera la bruine et je la laisserai faire
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de quelle couleur était ce vent, qui te glissait des mains? il est grand temps maintenant d’abdiquer la colère, la morsure venimeuse, de lâcher le bâton de se taper dessus sans que le ciel n’y émette la moindre objection, ne pousse le moindre cri (c’est à peine un soupir…)
s’effaroucher de sa propre image dans le miroir ne guérit ni le miroir ni de soi. un geste pourrait te servir de bec et l’âme de réservoir – il ne te resterait plus qu’à verser là où les fleurs se dessèchent…
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une pensée suffira, aimante et très en avance pour son âge. les nuits seront froides, tandis qu’autrefois, autre part ou la saison prochaine les nuits seront chaudes. tu n’y prêteras pas vraiment attention d’ailleurs, d’ailleurs ce qui te manque ne fait pas les gros titres. c’est ton éveil une fois encore qui pense à ton éveil et te dis apaise-toi mon grand: une pensée suffira, aimante et la main dégantée, le gant laissé à terre et la rancune passée…
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