une angoisse lumineuse

  chaque instant d’une limpidité égale, lustré et baptisé dans une angoisse lumineuse…

  .

  il s’agit de fraterniser, ou du moins de transiger le plus sereinement possible avec l’irrémédiable. de l’utopie peut-être. ou carrément hors-propos – que sais-je?

  .

  le ciel partout. en chaque particule. seul l’ici-et-le-maintenant se situe radicalement ailleurs, rêve latéral dans l’esprit du dormeur

  .

  cent oiseaux peints en bleu sur mon dos volettent en tout sens, volettent éperdument…

  .

  d’un coup sauter pieds joints dans une flaque de chair, puis rebondir plus loin, au sec d’un été perpétuel

  .

  le sens est d’être, puisque l’être cherche l’être, l’être désire l’être, l’être
  languit de l’être
  – ainsi aurons-nous fait, avec pas tout à fait la moitié d’une vérité, presque la moitié du chemin…

  .

  se balader, errer
  dans les méandres du Temps, diluer sa mémoire au fond pâle d’un jour et, tant qu’on y est, écraser son mégot sur la paume du Destin
  suffira pour un seul homme…

  .

  tanguer
  tanguer sur quelques jours émergés de l’abîme, marcher à travers ciel –
  arriverai-je jamais quelque part en lieu pur, sans nostalgie d’un port, sans pencher vers le large?

les restes de la veille

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *