on ne complique plus les choses. par paresse ou par indifférence. l’éternité de l’âme se range dans l’éternité tout court
il est un temps où vivre ne tient plus que du miracle, et l’on souffle sur les braises non pour raviver quelque flamme, mais bien pour s’assurer d’un souffle…
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le rêve permet tout, comme un mensonge peut se permettre même une pure vérité
je cherche une ville où marcher, une ville que le vacarme n’engloutirait pas, une permission totale de pisser contre un mur,
d’y afficher le vide grandiose qui nous habite, et par lequel nous finissons tout de même
par ressembler l’un à l’autre
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ni plus ni moins que peu, du présent essoré
et tant pis si les dégâts collatéraux s’avèrent disproportionnés au regard des quelques gouttes de joie tombées là au hasard
le hasard finalement ne ment pas: il n’a besoin ni de plaire ni de convaincre…
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le sens dernier ne serait-il pas ce monde quasi abandonné de dieu, ne tenant plus à soi que par le nerf à nu, le nerf ténu de son œil globuleux et tari?
mourir semble trop difficile, je préfère m’ennuyer, essuyer mon ennui sur un ciel infini, c’est à dire ce ciel-là, d’avril à peine voilé, un peu mou sous la dent
tentant innocemment d’échapper à de vains souvenirs – pourquoi vains d’ailleurs? il faut bien se mettre quelque chose sous la queue, se dire que la beauté, chiendent de l’âme, résiste à tout…
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