l’année sans lune

  on ne peut pas tout dire – on peut seulement dire. et dire devient tout ce qu’on a: toute la fluidité du réel par laquelle le réel échappe au réel, accessoirement engendre le réel. rattraper quoi d’ailleurs? rien. radieusement rien.

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  consentir ne suffit plus: la moindre égratignure justifie à elle seule un univers entier. mais inversement, l’univers entier réussira t-il à justifier une simple écorchure? j’espère que non.

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  le mieux serait d’aller sans intention, préservant ainsi le hasard de notre fantasme de soumettre. on se promènerait c’est tout. un sourire de fond alors verrait peut-être le jour…

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