fausse route

  des hommes libres. mais pas l’artisan de quatre ferrailles, le gitan prémonitoire
  la porte au vent. tout simplement la porte au vent

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  où irons-nous, me demandes-tu à chaque coin de rue, chaque courbe de la route. où irons-nous, et je te réponds non
  nous n’irons pas, mon amour – ou dois-je t’appeler autrement? par ton nom peut-être, que j’ignore, ou par un autre nom

  .

  je ne demande rien. les ailes d’une croix ne battent pas d’un cil
  debout seul sur une patte, le héron fait la grue (ou le mort)
  jusqu’en pleine lumière

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  fausse route. petit matin blafard. le départ est dans l’autre sens
  fausse couche. tu n’aurais pas du m’attendre, glisser si pure dans ta robe de barbelés…

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  sortir de la fosse commune, avancer quelques pas, engendrer, déjà…
  quoi déjà, le Temps déjà – probablement l’averse
  n’est pas humain

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  farniente. à la manière d’un arbre. avec les racines en dedans, avec le regard en dedans
  fabriquer l’orée de soi – je ne sais pas moi… avec une jambe qui déborde hors de soi
  et se balance…

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  imagine moi, que veux-tu. pas l’anus de vénus, non – moi, que veux-tu
  tu passes et te débrides, nue de l’extinction des feux
  dis-moi: est-ce que ça fait mal?

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  ça s’effiloche. depuis le temps que cela s’effiloche, on n’y pensera plus
  dommage. on y retournera. voir si la rose et ta ta ta… c’est triste
  alors, et puis, alors, on s’en retournera
  et ta ta ta …

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