caravane-caillou

  heureux l’homme, heureux qui le dépasse
  d’une traite, d »une vulve, d’un trépignement subit
  heureux l’homme perché sur ses orteils et priant
  qu’il ne pleuve pas beaucoup

  .

  tu ne me croirais pas si je parlais de loup, et de loup cependant je t’abreuve
  la mort n’est rien, or rien n’est sans la mort – comme si c’était la matrice, un genre de matrice à reculons: l’anus de l’orgasme

  .

  quand un jour tu étouffes, et l’autre tu suffoques, peut-être te repose tout le sourire d’un phoque
  maudit le moindre espoir. il ne faut pas pleurer pour ça voyons: à mon tour de chanter à mon tour de choyer
  les espaces nuls

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  j’aime bien rencontrer ta photo. me mirer dans l’excédant aussi j’aime bien
  mais te baver sur le visage, le transilien en sueur ou comment se rendre à l’aéroport, s’acquitter des sinistres formalités…
  tout n’est qu’un pont derrière soi, quand devant soi n’est qu’un vide

  .

  tous les baisers je les mets dans la boite, dans la boite à baisers. des fois je m’enferme dedans. en dernier recours je m’enferme dehors. je m’enferme de toute manière. ce qu’ouvre un baiser, je le baise en dedans. afin de l’ouvrir davantage

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