tout mon ventre c’est mort – où est-ce que je vais pouvoir naître maintenant?

  tous ces animaux, écrits ou non écrits, trouvent place dans mon lit. juste avant cela je pensais qu’entre zéro et l’infini, le un faisait bonne figure

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  violer la sépulture – cette expression me glace. la mémoire cependant s’en donne à cœur-joie. ce que je pille un jour sans pluie, jouir sans amour. qui me donnera sa main, et pourquoi?

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  je n’ai pas d’agonie – qu’une belle voisine. t’es mort ou t’es pas mort en tout cas si je suis là c’est que j’ai du ressusciter. le sauveur n’a pas laissé ses coordonnées. mais peut-être n’y était-il pour rien, lui non plus…

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  une joie deux joies plouf, à trois nulle part, je retire ma main de ce nuage crispé. ne m’en veux pas de toute façon je connais… le chemin

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  je n’ai rien à faire ici – seulement supplier, ne pas m’agglutiner. j’évoque des noms et les noms sonnent glas. dans mon écuelle un bout de givre irrésolu… tente de prendre feu

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  ne plus parler à quiconque, jamais. pisser dans une oreille, fondre la cire, s’instruire en mélancolie. un homme est passé de l’autre côté je porte encore ses bottes

tout mon ventre c'est mort - où est-ce que je vais pouvoir naitre maintenant?

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