si tu regardes en face, légèrement de travers

  c’est comme si t’avais pris ton billet premières loges pour la passion la résurrection genre des s’maines ou des mois à l’avance et putain manque de bol: tu t’es planté d’dimanche!

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  range ta cravache, sois sage, ralentis-toi en forme de caillou non, en forme de banc pour t’y étendre non, il flotte, putain de merde il arrête pas de flotter dans ce foutu pays allez, griller une tige, assis là seul sur un banc, sous cette pluie débile, la clope à l’abri dans mon poing, mon poing à l’abri sous mon ventre, et moi à l’abri de rien si, dans une taffe sous une goutte – et si on crevait qui supplierait sans mot dire? il faut quand même bien quelqu’un pour endurer tout ça, pas laisser toute cette bile se répandre sur les belles avenues tiens, me voici qui chancelle – j’ai dit chanter, couler…   flotter

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  il a fallu que ça se passe comme ça. un viol de la chair un viol de l’esprit. on appelle ça comme on peut après tout l’étrange, c’est que tous semblent y prendre plaisir – je t’en supplie crucifie-moi, ou alors gratte-moi le dos comme tu voudras, oui là, un peu au-dessus non, sur la droite juste un peu oui, là hmm, que c’est bon…

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  glander, c’est prendre tout le temps de mourir. et tout le temps de mourir nous sépare de la mort, comme un paillasson de l’entrée. l’éternité fermente dans le temps de mourir. la mort assassine le temps de mourir. elle met un terme au suicide. c’est une averse qui recouvre une bruine et la noie. je crois que je n’ai rien d’autre à dire.

si tu regardes en face, légèrement de travers

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