j’arrive oui mais je n’arrive pas

  nos mains ne se rejoindront peut-être jamais, mais leurs ombres dansent et se mêlent sur le sol en ciment

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  vertiges, utopies, odeur de tabac froid, je ne sais plus comment je m’appelle. on me dit mon nom et je sais pourtant que je ne m’appelle pas, du sable collé sous la plante des pieds

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  oui les coudées franches, et je ne fais rien, broyant les dés dans mon poing – n’importe quel destin me serait tout horrible

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  c’est les vivants qu’il faut craindre pas les morts, me sort cette vieille salope en époussetant son cadavre. j’ai perdu le nord. pourtant le nord c’est l’étoile, mais j’ai perdu le nord. on ne peut pas être plus au nord que ça

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  sous la terre et dans les cendres, on continue à se battre et à se mettre. est-ce que tu me sauves? et de quoi tu me sauves? et où est-ce que t’as caché ton truc? mon truc? oui enfin, tu sais quoi…

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  tu sais bien que je déteste tout, que je me fous de tout, et que j’ai tant de passion que je me suis tout lacéré le corps et dépecé le visage. alors: rien

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