ma mongolie intérieure

  je n’ai plus d’homme à moi, ne déteste que mon cœur, mon propre cœur, mon foutu cœur-lachaise
  crever de froid c’est pas marrant, mais c’est vraiment pas le pire. le pire vient toujours d’ailleurs ou d’en dedans, d’une négation pure – un amour vaut déjà la ruine de tout amour
  je bénis je ne sais quoi, je ne sais qui de toute la peine vitrifiant nos existences, les réduisant à rien; je bénis le rien
  j’encule le vent, pour ainsi dire…

  .

  j’ai empilé des mots sur des mots, des vies sur des vies – je me suis enivré aussi…
  nous aurions pu être deux, nous aurions pu être un seul, par bonheur nous étions sept, douze, et toujours un de trop finalement
  on n’est pas heureux ou malheureux, on vit. et on s’ennuie, un peu…

  .

  la troisième fois que je suis mort je ne me suis pas relevé
  non par paresse – j’attendais juste que passe le marchand de sable, le marchand de glaces dans sa jolie camionnette jaune
  il neigeait cependant. dans la nuit et sur ma queue il neigeait. j’aurais du me tuer là, la troisième fois que je suis mort
  mais la mort n’est qu’un écho de notre propre voix, et je restai sans voix…

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *