il y a une nuit
il y a une nuit où je n’suis rien
un mec sans flamme, sans bois
tu me parle d’un moteur et je n’écoute pas, je
n’écoute rien
et tout ce qu’un homme dit de soi on l’a
oublié on l’a
jeté par-dessus bord tant au
bord se tenait le bord, et le vide influent
stable dans l’informe
le néant fleur spontanée – j’aurais pu dire autre chose j’aurais pu
penser à mère en cendres, à la
matérialité de la cendre
d’être né quelque part, brèche à tout vent
et le petit poucet
vendre un animal ne m’a pas rapporté grand chose – le poids des os
le point zéro d’un saignement de nez d’un
éternuement métaphysique
à pieds joints sur le ventre d’une grosse et pourtant je
ne meurs pas davantage
à force de changer, les choses finissent
par se ressembler. définitives bien qu’allogènes
je porte à bout de bras mais même ça je lâche
je lâche les bras
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