le temps qu’il faille

  les choses qui passent, les mots de passe, les pass-nulle-part – un jour je ne reviendrai pas, un jour
  je ne suis pas revenu c’était le jour
  dont on ne revient pas, le jour où tu t’es coupé les cheveux par exemple
  les choses qui passent, laissant veuves et orphelines celles qui
  ne passent pas
  ne le peuvent plus

  il m’éblouit, le néant – il m’éblouit par toutes les pores. l’odeur de la…
  passer par là. repasser, voir si l’on y respire encore, si l’on n’a pas bougé
  bougé ça ne risque pas, ou alors seulement histoire de
  se retourner, changer de côté. prendre une aspirine, une aspirine ça ne
  règle pas tout

  non je n’sais rien. je n’y habite même pas
  je laisse mes bottes à l’entrée, et le vent à la fenêtre
  chaque jour que je m’abandonne le néant me ramasse, me ramène ma porte
  frappe, je ne t’ouvrirai pas
  demande, je ne te répondrai pas

  ça fait tellement longtemps, tellement longtemps comme ça, et jamais autrement
  je sais, il faudrait se montrer plus précis, plus concret, plus ver de terre
  un esprit à charge, trop de responsabilité – plutôt dessiner le vide courant
  sur une page blanche…

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