la pluie passe à côté

  je n’entends plus l’appel
  du large je n’entends plus l’appel
  du fond je n’entends plus
  l’appel et cependant la voix
  ne se tait pas, lancinante…

  .

  peut-être finirai-je par me résoudre à la délivrance. mieux: peut-être finirai-je par assumer le fait d’être libre, c’est à dire d’être, quand être ne tient à rien.

  .

  il n’y a pas de mur abstrait, mais un vide réel qui retient la chute droite dans son ultimatum, un vide qui nous renvoie au jour premier où nous osâmes dire oui.

  .

  assis sur soi-même, de quelques centimètres surplombant notre propre ombre. le monde se regarde par nos yeux, se regarde danser, vaciller, sombrer. l’ombre alors se dissout, et nous ne reposons plus sur quoi que ce soit.

  .

  je ne veux entre moi et dieu nulle autre distance que celle de mon propre néant, c’est à dire de son absence en moi, ou de ma nudité face à cette altérité à la fois radicale et intime, et en laquelle s’écoule et coule le monde, la vibrante objectivité de dieu.

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  on peut toujours trouver quelque chose, mais je ne trouve rien. je parlerai donc (en l’air éminemment) de ce que je ne trouve pas. le plus souvent d’ailleurs.

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