mes pieds ont perdu leurs plantes, et mes genoux leurs coudes
hirondelle piégée par l’hiver boréal, ovide à constanza, je me suis mis à rêver
d’une rivière tranquille…
tiens, un mort se réveille
finit son verre, ramasse sa cédille – un monde, se dit-il, un monde dans lequel notre pitié
recouvrirait tout entier notre dégoût…
vache-moi l’dos. sinon fais ce que tu veux, vas où tu veux, plie-toi en deux
un trou entre les bras. j’ai beau serrer, serrer, ça tombe dans le trou
puis ça mouronne
une vie durant, ça mouronne
une mort durant, ça vivote
vaches, vaquons, vaquez, au bout de la mort la mort ne compte plus
on se prend la main
on se lâche la main, on se tient par
la main lâchée…
je voulais juste être payé à ne rien dire, me taire profondément
et plus profondément encore
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