l’égée bleu, légère brise

  mille détours effectue le chemin le plus court
  qui de soi à soi-même le mène


  au mille et unième détour, croisant mon regard éperdu
  je me sus sans retour


  ne me promets rien, maintiens
  ce silence en suspens, longtemps


  aux trois quarts d’un homme mort, tu chancelles
  il se réveille enfin, il se réveille


  des traces de rouge au front tu ne chantes pas
  d’ailleurs que nous chanterais-tu


  la joie décampe, et les soucis avec
  un homme est mort, il va droit désormais

  le jour sent bon, le jour sent bon où je n’existe pas
  et le jour où j’existe aussi – la nuit sent bon


  venir d’un seul ciel, crever la porte ouverte
  la bouteille est vide, d’accord, mais la bouteille est pleine


  de l’égée bleu, légère brise, à l’abstraction totale – vacance, dérive
  ou toute autre chose

 
  le toit
  qui monte en flèche et vers la mer
  – une autre fois, la mer…

l'égée bleu, légère brise

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