ces journées rayonnantes sur d’étincelants débris d’extase
le joli son froissé de cendre que produit le renoncement à toute plénitude
la main qu’on lâche, ou simplement la main qui lâche, enfin
ces journées rayonnantes tombent à plat, tombent en rade, tombent
en pleine désuétude
.
soleil écrasé du bout d’la grolle, puante punaise
le clou qu’on enfonce dans l’œil du néant, néon intestinal
non on ne se relève pas, non on ne rampera pas, on restera là à
pourrir sur pied, tout moisissant
parce que c’est beau
– oui, comme ça c’est beau
.
je dois toujours recomposer l’acte de ma chute, funeste rengaine
toujours tomber du bord, la nausée remontante, le fruit amer de l’arbre mort
je dois toujours replonger dans le puits sec, avaler recracher puis ravaler la limace sans joie, la jaune chiasse
je dois toujours ne plus compter sur moi ni sur rien jusqu’à un deux trois ça y est, ch’uis mort –
bel et bien mort…
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