il y a peu de temps encore, debout devint contraire

  se résoudre à n’être rien, ne serait-ce que pour se débarrasser de l’idée, inféconde et futile, de n’être rien
  pierre, tombe, cisailles…

  pas grand chose à attendre du trou qui dure. la réalité a mis trois jours
  à se manifester
  sous la forme d’un quille, ou d’une pierre en suspens au
  dessus d’une marelle moitié nue, moitié mangée par la poussière

  tout va bien – l’éternité
  suit son chemin. j’ai dans mon corps un âne, un braiment retenu, retentissant silence
  mais à part ça tout va bien – l’éternité
  tourne en boucle, saute à pieds joints
  dans le vide de l’homme

  une biche et pas s’en faire. je me crache
  dans les mains, que je frotte
  l’une contre l’autre, et l’autre contre soi, je m’inscris aux abonnés absents, encore mon nez qui saigne
  pour rien, ou par pur sens
  de l’inàpropos

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