nous étions deux, deux bâtons à nous battre

  accueille, recueille les gouttes d’absence
  et les distille en quelque chose de plus
  qu’un dé à coudre, à recoudre le hasard
  sur la peau du tambour bâté,
  et puis jette-toi
  au vide jette-toi
  juste pour voir sur quoi
  tu finiras, peut-être,
  par retomber

  .

  le vent dans les veines, les claques à pleines joues, respire
  respire l’odeur du jour, la vertu des énigmes
  – j’aime encore à ta peau relécher le chagrin

  il fait moins froid maintenant, le cœur est plus léger à perdre
  le dérisoire prend des airs sublimes
  – tu t’habilles n’importe comment, te déshabilles
  à peu près de la même façon…

  enfin la mort est là, à cloche-pied à croche-patte
  tu ne joues plus au sexe, aux doigts dedans ou aux aisselles
  je crois que tu t’envoles, une fois une fois encore
  cette fois pour de bon

  .

  les pieds ne touchent plus le sol
  le sol de son côté hésite encore

nous étions deux, deux bâtons à nous batre

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