quand déborde le chant, irrépressible; que l’ivresse te rend à l’épique mélancolie, t’élève à la célébration vers l’orient de ton âme
o gloire toute sainte, dieu sans frontière, sans abri, ventre plein de l’oubli, noble cœur d’abandon
la pluie défait la pluie quelques fois. et se lève le jour sur le jour qui se lève…
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j’habite là où l’horloge quadrille nos essors. je voudrais ne laisser aucune joue hors la fraîcheur d’un toucher. mais m’en manquent les doigts, le geste dans les doigts…
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mille feuilles m’auront dévêtu de toi, mai la nudité ne déshabille de rien
je vais le ventre vide, oui le ventre creux, le ventre affamé de mille cris impuissants à ressusciter ne serait-ce que le spectre d’une enfance
tiens-toi bien, loup qui me tiens, me jauge et suspends sa mâchoire, tiens-toi bien : je t’apporte, je t’apporte
une gerbe d’étoiles incueillies…

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