gdansk par la mer

  dans mon dernier verdict, t’es mort. la mort te déborde tellement c’est à peine si j’arrive à reconnaître ton visage de chien mouillé. on jouait aux osselets sur le bord de la route. quatre blancs, un rouge, et l’aléa toujours flottant de ne pas s’en sortir

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  j’aurais voulu n’avoir jamais aimé, n’avoir jamais rien eu à perdre. je t’aurais montré mon derrière, tu m’aurais montré ton parterre. on se serait roulé nulle part ailleurs que dans le regret infoulé
  de ne pas avoir fumé
  l’herbe des défunts…

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  le chemin le plus vide est jonché de crottes de biques. la vie je suppose fut ce vaste vaisseau-fantôme et pourtant il fait beau, il fait beau quelque part…

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  j’apprends la légèreté. ou plutôt je me convaincs de légèreté. ce sera tout aussi bien, beau et léger sans moi. sans moi c’est plus léger. sachant cela, pourquoi pèserais-je d’un poids, d’une plume, d’une version sensiblement déhanchée?

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  voyez-vous ça! le loup aboie. le loup butine. le loup s’endort…

gdansk par la mer

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