le mur s’est arrêté là, juste à ma porte

  il y a lieu comme il y a chant, à l’ouest de mon temps. un pas de côté nous sépare de la route. on durera bien jusqu’à novembre.

  tu couches avec le cheval mais le cheval lui ne jouit pas, il pense à autre chose. tu rentres par le chemin le plus long, celui qui ne sort pas de la cour.

  une minute d’intense silence, pendant laquelle tu te regardes tant que tu finis par ne plus te reconnaître. si tu tombes à terre un ciel se relève.

  je ne sais plus sur quelle ombre je me brise, à quelle vision je me raccroche. il fond. tu lui laisses ou lui gardes une place, lui fond quand même.

  il ne se passe rien, d’un ton pluvieux. j’attache les doigts à d’autres doigts ne ferme pas la corde. l’apesanteur finira par l’emporter.

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