éteins la lampe
quelle que soit l’heure, quel jour qu’il nuite, éteins
la lampe
et si elle perdure, n’y sois pour
strictement rien
une nuit n’est pas possible. sauf qu’elle respire
d’habitude je ne dis rien. ne rien dire s’est habitué à moi
d’habitude je me dis tu. tu ne me
désormais répond plus
quel tort ça fait d’être debout d’être cassé, quel tort ça fait ?
un rapport de faiblesse, de plus en plus grande faiblesse – quel amour triste, quel changement
d’horaire triste fuseau
horaire
une fois que je fus moi, et rien d’autre que moi, soutenu seul
par l’incroyable rien, l’évidence à laquelle
on ne peux se résoudre
alors en boucle
on se la tourne
dieu d’un seul trottoir. alors qu’il y en a deux
avec la rue traversante au milieu, sous la pluie verglaçante
séparer soi de soi et malgré tout continuer
à mort d’aimer, avec ces petites mains affolées, s’agitant
de chaque côté…
un mammifère m’a cru mais il n’a
pas couru assez vite, du coup il m’a perdu, du coup il m’a raté
un mammifère est mort je laisse
le mammifère mort
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