j’avais un trou dans la mémoire – il a grandi s’est répandu, jusqu’à ce que
je me retrouve moi-même mémoire au fond du trou, rien que mémoire, ou frêle souvenir de soi
dans le grand trou.
le jour baisse les yeux
sans mer où aller se noyer, ni dieu à qui demander pardon
et si seul qu’à la fin on meurt
d’oublier de mourir
ou d’un moindre décalage.
dernier recours, partir en couille
nulle part, pas même là.
demain mon chien s’emmerde, quelqu’un
le prendra t-il dans ses bras ?
j’ai les poches, j’ai les mains – reste plus qu’à enfoncer les unes dans les autres
ou les laisser gambader, reste plus qu’à crever et donc
à vivre, en attendant
la pluie à longueur de journée – égale, l’oblique faible, obstinément
je ne fais plus partie de
quoi que ce soit. qui que je fusse.
du chien n’est resté que la queue, entre moi et ma tombe : l’attente,
sans contenu
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