afin d’atténuer la joie en soi

  m’assaillant de partout, les puces sur le corps
  je rouvre le coran
  je m’assène le coran
  mes ailes craquent
  ma tombe transpire

  pitié perd la page
  je range mon crayon
  dont la mine usée
  demain on entend personne
  pleurer, demain rien
  ne pousse

  marche à contre-courant
  tache dans l’œil du rétro
  mourir fatigue, un dieu
  ruine tout espoir –
  toute ressemblance, pure coïncidence…

  genoux râpés d’un homme sans vérité
  ce soir l’arbre a pissé
  contre ma jambe
  : il a vaincu sa peur

  un corps sec, rien qu’une
  chute de conscience
  en abrégé la nuit, je sais même pas
  comment j’ai pu. la porte s’est abattue
  tel un mal qu’on ne
  sait plus nommer…

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