c’est comme une utopie en moi, c’est comme un corps fébrile

  on ne parle pas plus à un sourd que l’on déflore une puce, ou que l’on se suce la main – pense donc à autre chose
  à un autre quelqu’un, dans le genre meurs si j’y fus
  me manquent la pluie, la douleur d’être là sans issue

  soit tu parles soit tu ne parles pas
  que tu te taises ou non par contre, cela ne change rien
  rien au profond silence
  qui t’envahit
  dès que…
  rien

  j’enjambe un trépassé – me regrette t-il déjà ?
  quand l’amour atteint ses limites, quand je me noie même sans une goutte d’eau
  dis, répare-moi
  et sinon répare-moi

  suicide-moi, ça ira plus vite. ça paraîtra plus conséquent
  dis, suicide-moi. ce doit être si simple pour toi
  comme de relever un sourcil, de froncer un souvenir
  mais nique le souvenir

  vivre n’est pas vivre si mourir ne fait que semblant
  mais après tout je n’en sais rien
  on s’est donné du temps, le temps n’a pas suffi
  on s’est donné l’éternité, ça ne suffisait toujours pas
  alors on s’est pissé dessus, en toute inconséquence

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