balance la vague

  petite fleur au bercail, zombie dans la force de l’âge
  nuage exhalé du cul d’la bouche, l’appel à rien
  je monte sur mon dos, la main bien en visière : rien au-dessous, rien au-dessus
  une vue large et dégagée, sur le devant sur les côtés
  le plâtre s’effritant d’un miracle mé-
  taphysicien

  genoux râpés. aboie l’absence de quoi
  et quand enfin, embrassant son intime raison de n’être pas, j’accouche d’un dieu un
  d’une épingle à nourrice
  m’achète une autre dimension, ovationné mécaniquement par une salve irrépressible
  de dents claquées

  j’ai repeint ma chambre : un gros trait de pinceau sur le bord gauche de la fenêtre
  je n’aurais jamais cru être à ce point possédé par une fenêtre
  la fenêtre aux abois
  un ciel se ferme il va falloir creuser ailleurs, plus profond encore en soi
  allez à trois, j’balance la vague…

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