mon poisson a la chiasse

  on survivra, t’inquiète – même à la mort on survivra. on n’a rien d’autre à faire après tout…
  un jour je l’avale tout cru, une nuit le recrache tout aussi cru, que s’est-il donc passé ?
  dos au mur, poitrine offerte à la mitraille, le vois-tu tout là-haut, le pigeon à même le vide ?

  pas parler. d’abord, on ne parle pas. on laisse
  le rêve s’écouler, banal saignement de nez, de chatte ou de colon
  un jour après le rien, larme à l’œil de dieu, muette épitaphe
  un petit chien perdu. il pisse dans les cendres, le petit chien perdu

  rester tranquille. bon, rester tranquille
  se réveiller incongru dans un espace de semblable et infinie futilité, ou
  se gourer de résurrection
  marée montante, marée descendante – rien de plus glauque, de plus désespérant que ce barème fatidique, marée montante, marée descendante
  connard d’océan

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *