il n’y a pas plus d’amoureux en moi que de jésus au tombeau, et pourtant…
d’un trèfle la crémation, d’un expresso le demi-sucre, vivre déborde, vivre dégueule, vivre est en trop
d’un doigt si long d’un doigt si triste, d’un doigt fondamentalement orphelin, j’éjaculai une pensée
une seule pensée
verrue sous l’aisselle gauche
puissé-je être pauvre, si pauvre, en esprit et ailleurs, des trous au coude de la nuit résiliente
au front ou ailleurs, je me mens comme je respire, je n’atteins rien même pas
la surface, la surface déjà
trop profonde pour moi, trop profonde de moi, j’embrasse un port à part
les gens qui s’appuient sur le jaune, ou sur toute autre couleur
ne se trompent jamais. ou alors rarement, s’ennuient le plus souvent
meurent à jeun
au sein d’un espace si vaste qu’un compas tel que nous
n’y trouve ni le centre, ni la circonférence
et quand en désespoir de cause il se touche, histoire de racler l’être au fond et que de là ne lui parvient
que le bruit de pierres broyées d’un
assourdissant silence, d’un vide au-delà
de tout entendement
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