la mort ne ressemble à rien, sert seulement de miroir à ce qui va sans but, boit un coup, bâtit des
châteaux de sable là-haut sur la baltique ou là-bas, plus près de chez soi si près même
qu’on y réside, qu’on y demeure, qu’on y change de pull et de maillot
de slip à l’occasion, afin d’y
succomber de façon propre
je n’arrive pas à me toucher. je lance la main à l’aveuglette dans le noir, jamais je ne m’atteins
toujours je me retiens. le trou dans lequel je m’enfonce
n’a pas de fond. n’a pas de bout. n’a pas de paroi. on dirait qu’il me regarde, regarde chaque humain, chaque bête
passer, choir
disparaître
avant même que de naître, d’apparaître
mon tierce sent la bête du coup je tends plutôt
à l’abstention. en toute circonstance à l’abstention je n’ai donc pas
posé le pied sur la lune j’ai préféré rester
auprès du feu orange, enlacer le feu orange, les plantes nues de me veines appuyées contre
son beau visage les plantes nues de mes veines appuyées contre
ses fesses impeccablement blanches et me grattant le coude je me
convertis à l’envers, à l’outrage
à l’infrason
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