la vie assise

  je ne me suis rendu compte de rien. d’ailleurs je ne vivais de rien. la définition du temps perdu s’enlisait dans mon esprit affamé – affamé de quoi ? affamé de temps perdu, indispensable horizon.

  mon dieu ne parle à personne. mon dieu ne me parle même plus à moi. mon toit fuit et je ne connais personne pour le réparer.. je n’ai de toute façon pas de téléphone, circonstance aggravante.

  la laideur m’enlaidit. elle enlaidit mon esprit, elle me ronge l’existence. la laideur me colle aux yeux, par le dessus par le dessous. la laideur me désenchante, c’est vraiment grave.

  que les yeux tombent des poches, j’ai toujours l’amour en suspens. je devrais m’arrêter là mais puisque rien ne me retient, je m’écoule, je découle. certains jours même je découche. tout cela donne le la d’un silence discordant.

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