dans le vide de l’œil gauche

  sans les trous
  sans les trous tel un homme mort
  ou juste un mort, un
  mort sans son homme

  on dirait qu’il creuse, encore et encore
  l’image
  pour en extraire je ne sais quoi
  un simple trou, une

  plus ample vérité


  content d’une flaque
  ou de tenir dedans, sur
  un seul pied
  sans plus de ressort, ou le ressort mou

  la tombe d’une distance
  plus effroyable encore
  que celle de la pure
  coïncidence




  un silence
  me brise les os
  tout ça parce que je n’aime
  pas la mer
  ou ses alentours

  je suis le mort dedans, ivre de
  ce qui n’existe pas ni ne
  s’y reflète


  fuite sans arrêt
  et puis perte, sèche, ou pente
  blanche

  un stylo sans bouchon
  bouteille privée de capsule
  message évaporé, le souffle in extremis

  quelqu’un perd, se perd
  remplacé par quelque in-
  commensurable


  où règne un profond
  désaccord
  je couche dehors

  on affûte son cercle on
  se repeint en blanc
  ou en noir

  après tout c’est important, une gare

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *