on va finir par s’attendrir, on
va finir par ressortir son yellow petit gilet jaune, son mégot d’infortune sa
planche de salut que sais-je, hein, que sais-je
on va finir par s’attendrir et ça s’ra bien fait pour nous ou
pour la peau si sensible
naître à Creil, mourir à trois jets de couille – avoir abandonné sa trottinette
férailleux férailleuse
si près du, ou si loin d’aucun but, par pertes et fracas rien n’est jamais
arrivé par hasard rien n’est jamais
arrivé réellement, et ça sonne dur
comment grandit le champ entre les portes closes…
peu s’en faut. peu s’en fallut tout du moins. et ce fut déjà trop
de lilas on se frotte le sexe, et si de cela grince on se torche le cul
à tout prendre ou à laisser, de lilas l’on se rince l’abîme…
un jour je serai
le maître d’un cercueil à ma taille, nul ne m’en départira, j’achèterai un bonbon
un bonbon à la menthe – ça commence comme ça l’éternité
et ça finit ici, coincé entre nulle part et ailleurs, et si près du bord
que c’est le bord qui tombe
le grand retour au zéro de l’espace pur je le trouve un peu fébrile ce matin, un peu branlant sur ses guibolles
j’arrache ma robe les épines se renfoncent, j’arrache l’étiquette
la gratuité chouine gémit on ne sait si de douleur
ou si elle jouit

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