il ne pleure que s’il ne pleure, le clou…

  quel effet crois-tu que cela produise, quelqu’un qui partout chez lui se sent sur quelqu’un qui
  ne se sent nulle part chez soi ?
  il manque une tuile
  à mon toit il manque une tuile – on parlera alors
  d’une tuile manquante, ou d’une tuile morte

  un homme est mort à travers moi. j’espère seulement qu’il ne
  s’agissait pas, ou déjà plus, de moi…
  partir ne revenant à rien, je brûlai mes rames, couchai la vague, démantelai réseaux, édifices nuageux
  respirant l’air restant, portant pissenlit ou ortie sur
  la tombe de ma mère

  quand à la fin des fins ne subsiste que
  la poésie, seule attitude propre à affronter, à prendre en charge ou même à démystifier
  le vide
  – la fin des fins poème bancal
  poème néanmoins

  qu’un chien me vide, allez, qu’un chien me vide
  la mort-charnière, la radicalité d’une ex-
  centricité ontologique
  – tout cramer au lance-doudou, se raconter se re-raconter
  l’histoire d’un trou

 

il ne pleure que s'il ne pleure, le clou...

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