un drap soulève-toi

  envie de rien
  de la coupure du monde
  les attaches craquent
  la mer – la mer
  reflue
  il me faudra donc un vélo

  sous ce qui se passe il ne
  se passe rien :
  les amours lentes, les lois
  antigravitationnelles
  on se rend compte enfin
  novembre et tant de pluie…
  m’en fous, chuné l’cinqaoût

  il me manque un destin
  pour entrer dans le livre
  ou me noyer à sec
  un jour me contredit
  pourtant je n’ai rien dit
  : il siffle entre mes dents

  je ne suis l’homme
  que d’une truite
  d’un arc-en-ciel si
  mal bandé soit-il, il
  pleure dedans son œil ça va finir
  par faire tache

  dès le matin le ciel débande
  le pays entre
  dans l’usure
  alors s’il te plaît prends
  soin de moi, vraiment – tu sais
  qu’il n’y a d’autre
  issue à soi qu’un
  miroir bredouille…

 

un drap soulève-toi

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