je n’arrive pas. je n’arrive pas à vivre comme il faut – une outre-gueule est la gueule qu’il me faut
mourir d’ennui n’aura servi de rien, et renoncer à ce rien-là littéralement m’éviscère – en attendant,
j’avons une vie à me faire pardonner
il y a un chien parmi moi et je ne le nomme pas, pour ne pas le blesser enfin bref
il y un chien parmi moi sauf qu’il n’aboie pas
il se gratte seulement
il se gratte et c’est tout
je me suis dirigé vers le large espérant fuir quelque chose, en ramener quelque chose
j’ai gagné le large mais j’en rentre bredouille, le sexe humilié, les allocs sucrées
et qu’est-ce que tu branles alors, quand l’envie même de crever t’abandonne ?
je ne suis un homme pour personne, je ne suis un homme pour moi je ne suis
un homme qu’au regard de l’étrange néant, de l’immensité vide sur la grève du ou de laquelle
un mauvais vent m’a déposé, un jour de merde un jour de grêle, si glauque
je marche devant je marche de travers, tout au bord parfois mais jamais
en parallèle.
je ne marche pas sur le dos je ne marche pas à l’arrêt : tomber en pâmoison devant sophie binet.
je retourne d’ailleurs. étranger quand tu nous parle, réinitialises notre accent grave…

Laisser un commentaire