metaphysical pogrom

  on ne boit pas. ou presque pas. on a les dents qui poussent à longueur de journée. des dents de printemps comment dire, anémones à mi-temps. on pèse de mots
  sur le temps vide

  l’homme obsédé par l’idée de liberté éjacule partout, par terre et dans les airs l’homme épris de l’idée de liberté
  n’aura plus de repos, sauf à crever

  la mort ne relève pas de l’homme à la limite l’homme
  se relève de la mort, et ça lui fait mal au dos mais tellement
  mal au dos…

  chien, serpent ou tout ce que tu voudras, mais la mer, qui veut la mer, qu’elle monte
  ou se démonte ?

  chien contre son camp. on abordera ton cas ensuite
  on parlera de toi d’abord, urinant dans les coins, se repassant le film
  – la joue c’est quand on
  caresse la joue…

  trois fois gagné la course, et puis plus rien, montre à l’arrêt
  on se renfrogne avec les doigts, on ne se permet pas
  il faut mourir pour être deux, me susurre l’oreille

  je dis la désolation
  je dis l’âcre déshérence
  plus de cartouche pour l’orgasme fœtal, le miroir en état de
  mort cérébrale

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