un chien quand il a faim
un chien les yeux baissés
un chien quand on lui fait oust, sale clébard
– un chien en suspension
quand j’me dis que c’est beau, je dis ça en me mordant les lèvres, en me raclant la langue
ce compas délimite un trépas – on fait nos calculs et à la fin contre toute logique c’est encore un dieu
qui sort de la boîte, un lutin famélique
une grève fantastique
mon chômeur y met de l’ardeur. il se tourne d’un côté, il se tourne de l’autre, il ne se souvient plus duquel
lorsqu’on aura haï le soleil comme jamais, quelle ombre insalubre
nous restera disponible ?
un chien est entré dans la lutte – il en avait vraiment marre
de lécher les main rasantes, renifler les menstrues, supporter les insultes il s’est dit non
de rut à blanc en pierre tombale, il s’est dit non
je ramasse ma cornemuse, mais je n’y soufflerai pas
un chien, ou un christ qu’on n’a pas encore crucifié, parce qu’on n’avait pas le temps
ou pas les clous
un chien privé d’bonbons et qui traîne – que pourrait-il faire d’autre que traîner, en attendant là la
résurrection-godot ?

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