il y a des bruits. dans ma ville il y a des bruits. ma ville
rase les murs
en attendant qu’un cri
je n’attends rien de moi – mort, je me ressemblerais enfin
à quoi bon par ailleurs un dieu dédié à mon seul salut ?
j’ai donc marché – même assis sur une marche, à genoux les mains sur la nuque ou encore allongé de tout mon long, je ne me reposai pas
une folle est éternelle, mais le visage d’une folle dans le miroir d’une folle ?
j’attribue mes soupçons à mon soupçon premier, dont j’incarne à la fois l’évident
et l’ultime subterfuge
un cheval est mort sous mes yeux, une mouche à soupir, un univers entier
je n’ai plus réfléchi, je me suis dit l’inespéré, et puis l’inespéré encore
ad nauseam l’inespéré
la différence entre moi et moi réside dans le fait que je ne sois pas mort, mais qu’expliquer encore ?
j’ai baissé le rideau, me suis mis en veilleuse – n’être ni là ni là m’observait, indifférent
regarde-moi. ou sinon regarde-moi. je ne me suis jamais vu qu’au travers de ton regard absent, de ton regard ailleurs
– de là ces visages croisés sur des croix sans réponse…
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