parce que je les retire avec les dents, les morceaux de brume dans les os
je fais grise mine je profil-bas, la rage me crispant les mâchoires
j’embrasse un loup, je suce le trou d’un loup
ma fenêtre ouvre mal, ma fenêtre tire la chasse
un ciel s’est retrouvé du mauvais côté, je conservais scrupuleusement un maigre alibi, un frileux passe-partout
un coup je marchais contre le vent, un coup le vent contre moi s’acharnait
nique la situation. tant de passion vouée à l’échec, au désaveu
il y a un petit trou et au travers de cette fente mon œil raidit – dis, est-ce toi l’amour,
cette inflation galopante de globules effroyablement blancs ?
les routes creusent leur tombe fiévreusement, en chacun d’entre moi
je ne suis pas à la hauteur de ma mort, alors je me dis okay, tu dépèces le phoque, tu manges le phoque
t’es qu’un suicide raté
elle chiale elle a du pleur, elle tire au maximum
je n’ai pas de couteau pour creuser plus profond, plus de fond à larder, à défoncer
j’ai dans la neige un puits factice, un visage pardonné

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