la mort ou disons la solitude absolue, sous quelques points de suture
quelqu’un qui parle de la mort ne m’a pas téléphoné. elle reste assise là
à regarder tourner
un jour rentrer. d’où et où que ce soit, un jour rentrer. étant de quelque part, de quelque temps, s’essuyer à sa manche
j’ai embrassé le fil de fer. le barbelé. j’aurais pu m’écorcher les lèvres, peut-être même saigner
mourir comme on part en vacances. je déteste les vacances. mourir comme ne pas bouger d’ici, j’imagine indéfiniment
j’ai peur pour soi j’ai peur pour moi. l’envie lancinante de caresser la tête d’un chat mort, l’envie seulement
tu m’embrasses ou tu m’embrasses pas. lumière ou le néant. le chien, ou le bâton lancé du chien. je fais ma tête d’adieu et ça ressemble à ça
ce sont des vieux : ils n’ont pas réalisé encore que le futur se traîne derrière nous, nous laissant face à l’horizon si propre…
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