à l’abri d’un ballon

  divague ou je m’arrache. il parle de beauté et la beauté sa touffe. il, ou selon la version je
  me cache tout au fond de mon œil, pupille iris et cetera, pupille iris dou-
  ce mort au rat

  sans incidence. rien qu’accroupi. croupissant accroupi
  il y a un mieux et c’est notable, l’horizon maintient sa position. se relever nécessite un équilibre, un appui contre le
  vide omniprésent

  j’arrive à peine à ma hauteur. le reste s’enfuit. et le reste restant s’ennuie
  comme si le miroir avait immobilisé l’image d’un modèle en cavale
  manigance un genou

  ou le lézard en deux. repousse la tête repousse la queue, chacun de leur côté. la faille pense au milieu
  rien à dire rien à faire : le temps se perd

  mouille ta barbe. avant de passer à table, ou de pousser le bouchon un peu trop loin, mouille ta barbe
  un peu trop loin c’est moi. encore plus loin c’est moi aussi
  toujours plus loin me manque déjà

  parcourant la famine. j’espère que tu tiens le coup j’espère
  que tu n’as pas épuisé toute ta réserve de bonbons, j’en ai pris un la main dans le sac
  jusqu’au moignon

  il a fait beau jusqu’à jeudi, puis je me suis réveillé. des flaques de sommeil ça existe vraiment paraît-il
  même après la bagarre

 

à l'abri d'un ballon

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *