gens loin des plages

  tu pleus quand il pleut, mais quand il ne pleut pas tu fais quoi, hein, tu fais quoi le reste des lundis ?

  ma tête de mec, essai transfoireux entre deux pigeons-vole. alors je me dis, porter court, soit,
  mais mourir haut

  allez, j’arrête de vivre : en cet instant, mourir, c’est accoucher de l’éternité

  pas de roulettes sous ma valise, de quille sous mon radeau de réacteur sous ma fusée – je fais, de tout et par tout temps,
  l’amour à l’ombre triste

  un chien sans dents, un chien sans voix, a enculé le vide
  ma révolte n’a rien d’une éjaculation faciale ma révolte
  déverse clous et punaises dans ton lit de nature

  des trous aux genoux, des trous aux coudes – seul au milieu néanmoins,
  respire le trou

  les enfants ne meurent pas les enfants ont la décence
  de mourir adolescents les adolescents l’indécence, une vie durant de
  persévérer dans leur crime

  mourir se rapprochait le plus de vivre, mourir c’était
  éjaculer hors femme, éjaculer quand même, jouir dans et
  ou de sa propre béance

  ta chatte elle a deux dents, ta chatte elle porte un masque, ta chatte elle ne passe
  pas le cap de bonne espérance – on ne pouvait
  rêver mieux, rêver plus haut

  à part avoir pitié je ne vois pas ce que je pourrais faire, non, je ne vois pas ce que je pourrais être
  toucher du fer, dévider les marées…

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