tout un halo d’éternité lancinante au-dessus de moi
et même au-dessous, quand je penche la tête
ne sachant pas où vivre, je ne vivais pas
ne sachant où dormir, je me couchais ivre là-même où je tombais
je me métamorphoserais soudain en animal fabuleux devant tes yeux que tu ne me verrais pas. du coup je ne me change en rien, tout comme on butte
sur une transparence aiguë
genre plus loin. n’importe où mais plus loin – un pas
au-delà de l’ailleurs, qui nous tournait le dos
que j’aie traversé toute la ville à pied ou que je n’aie bougé d’un pouce, je ne me suis
jamais senti si mort, pour autant que mort se sente
dormir délimitait les îles, dormir faisait la mer
dormir tout cru, à peine nu
je me mange. quand je n’ai rien à manger, je me mange
je me recrache aussi, quelquefois
il ne te manque rien. s’il te manque quelque chose, tu fais mine de le chercher, sans savoir vraiment au fond
de quoi il est question
je n’ai pas rougi lorsque tu as pissé ton regard nu sur moi, j’ai juste continué à attendre d’être
enfin
délivré du dégoût de moi
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