d’un abysse l’étreinte

  j’existe
  un peu après minuit j’existe
  d’une courte tombe

  le premier jour, on la tond ras
  on dépose les barrettes
  sur la table, le buffet

  j’habite un bateau et ce bateau
  prend l’eau, un nuage
  et le nuage fond

  sur le rivage d’un homme
  on a beau dire
  il casse devant

  beauté que l’on divulgue
  cela n’empêche pas
  la mort d’aimer, de susurrer

  puis on rentre à la nage
  battant l’air des mains
  des pieds et du ressac

  d’une main saisissant
  le savon, la barre et l’horizon
  – dedans se cherche encore

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