il s’en balance. stricto sensu, il s’en balance

  j’enjambe mon ombre, ainsi que le suggère le récit ou selon la nécessité de percer les heures creuses. en d’autres termes, j’allège le contenu

  parapluie parasol, les hommes habitent leur défaite. qu’on leur propose un lit deux places ou une occupation quelconque, ils rechignent à tout confort, déclinent l’artifice. puis, les yeux embués de nature morte, finissent par s’endormir…

  outre que tout lui paraît merveilleux et le merveilleux tout naturel, on reconnaît un saint à sa parfaite et scandaleuse inutilité, seule apte à réellement défier la gravité

  le miracle de n’avoir pas trouvé, ni su s’y prendre. sans sourciller je me regarde dans les yeux – pour y voir quoi : que quelqu’un me regarde en écho, tout aussi abasourdi, tout autant consterné

  bêlement, surendettement. bêlement, surendettement. ainsi allait le monde, le pois de vulve en vulve, tandis qu’inexorablement la précarité de notre sommeil nous vouait à la clandestinité

  qu’un homme en mourant accouche de dieu, délivre l’æterna lux ou lui cède la place, personne ne lui en voudra. faire la planche sur le vide, sexe en berne et l’esprit au demeurant – voilà tout ce qu’il aura retiré du sentiment inné de son insuffisance…

 

il s'en balance. stricto sensu, il s'en balance

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