je marche à travers la famine

  je n’me suis pas timbré dans l’bouc. allez, je me dépêche de rebattre les cartes, essuyer les taches de sperme dans le carnet d’adresses. trois de moi pour un seul os

  il ploie le genou, celui qui sans un baise. on lui tient la main, pour pas qu’il tombe. ou par commisération même, avant de replonger dans le liquide amniotique de l’indifférence globale

  d’une puissance déchirante le petit joujou, le casse-tête à la noix. il reste un peu de sucre sur les lèvres – tu veux encore un peu de sucre sur les lèvres ? ou faudra t-il à son tour jeter le bébé par dessus-bord

  enfant d’un grand malaise. garniture, pourriture. on ne pensait pas se revoir sous de telles conditions, morceaux de soi sur grand écran. on ne pensait pas se revoir du tout mais du tout sur la page occupait tout l’espace, emplissant chaque case d’une croix malveillante…

  cheville foulée de l’araignée, bras cassé de shiva – petits moments privilégiés de la courant humiliation. quand rien ne vient du côté pile, quand rien ne vient du côté face, alors seulement tenteras-tu la traversée

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