le vertige je l’ai eu, maintenant je l’ai plus

  on s’est abstenu de se dire et moi et toi et soi. on est bien rentré chez soi
  chez soi là où l’on dort, seul ou avec un trou, un clou
  il y a n’importe qui chez moi, sauf moi

  la terre elle vagabonde. oh dis-moi comme la terre elle vagabonde
  elle vagabonde partout, la terre
  elle vagabonde jusqu’en corée
  et moi qui perdais espoir, sombre connard. et moi qui dimanches et jours de fêtes m’amusais à
  crucifier les canards…

  february march february, april. ah, april enfin. on va pouvoir crever tranquille
  j’ai mangé ma serviette, j’ai mangé ma cuillère. j’ai mangé mon tampon, j’ai mangé ma sucette. je ne me retrouve plus
  je cherche je cherche, je ne te retrouve pas non plus

  chien lourd, mais carrément lourd. qui nous écrase tous
  tout va bien ? tout va comme il faut ?
  on peut changer vos couverts, ou mettre un autre disque ?
  où je m’en vais, je m’en vais pour de faux. pour de faux pour de bon, je m’en vais en caleçon

  il ne médite plus, la chair le sol, il ne médite plus. il s’éjacule droit dans les yeux
  j’ai couru vers l’amour je lui ai dit suzanne ouvre-toi. elle a dit je m’appelle pas suzanne
  mais qu’est-ce qu’on en a à foutre

  noyons le peuple dans le peuple il en subsistera toujours
  quelque spécimen d’individu. individu quel est ton nom. individu quel est ton fluide. individu arrache ta dent crame un fusible tu fais pitié
  en même temps tu parles pas

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