plaie contre plaie, corps d’une seule tombe

  le meilleur de moi-même reste à venir et dans l’éternité
  oh dieu, dieu d’une flagrante fausse couche…

  de tes dents jaunes l’amour la chimérie, et j’en passe. j’en passe toutes les nuits

  du sommet à l’hébétude sans doute ai-je perdu l’habitude. j’ai perdu quelque chose en tout cas, du genre ne t’avise pas
  à la recommencer

  ta vie ton petit cheval mort. bouf, un gros coup sur les reins bouf, ta vie un cheval creux

  peu s’en souviennent, et peu s’en débarrassent. ils font des ponts avec leurs jambes, et si par mégarde tu coules dessous, prends soin de ta douleur

  concomitants (les premiers les derniers). on s’appelait comme ça, on s’appelait les dents. par conséquent j’ai soufflé fort dans ta bouche

  bougeons de là. du peu de nuit restante ou de la flore intestinale, bougeons de là. de là comme d’autre part

  des gens des coups d’ciseaux, des coups d’ciseaux encore. des plumes d’oie. sous toi d’un coup les plumes d’oie

 

plaie contre plaie, corps d'une seule tombe

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *